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Blason d’or investit 3 millions d’euros pour agrandir son usine agroalimentaire de Saint-Laurent-des-Vignes (24)

Blason d'or usine agroalimentaire sud-ouest poulet
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Le volailler de Saint-Laurent-des-Vignes a des ambitions de développement. Il est des signes qui ne trompent pas : en 2017, la société Blason d’or va pousser ses murs de 1 500 m², pour un site qui en couvre 5 500 m² aujourd’hui, à Saint-Laurent-des-Vignes (24). Cet agrandissement est le corollaire de la bonne santé de cette entreprise, mais aussi de ses ambitions de développement.

Car Blason d’or, qui appartient au pôle industrie-agroalimentaire du groupe coopératif Terre du Sud, affiche une vigueur insolente. Deux indicateurs le prouvent : en dix ans, de 2005 à 2015, on est passé de 4,1 millions de poulets abattus à 7 millions, pour un chiffre d’affaires qui avoisine les 43 millions d’euros.

Us et coutumes alimentaires

C’est un fait : on ne mange plus comme nos parents ou nos grands-parents. Petit à petit, les poulets entiers sont délaissés au profit de volailles détaillées : ailes, blancs, aiguillettes, pilons… Pour le site de la PME basée à Saint-Laurent-des-Vignes, cela impose un véritable casse-tête logistique : « Si un client nous achète X pilons, nous devons abattre des volailles en conséquence. Mais que deviendront leurs autres morceaux ? À nous de trouver des acheteurs », explique Emmanuel de Taffin, le directeur général de Blason d’or. Sachant qu’à partir d’un poulet Fermier label du Périgord, Blason d’or peut sortir 310 références, l’équation tient de la gageure.

Une clé pour la résoudre réside dans le nombre impressionnant de ses clients. Ils sont 1 500 : « 55 % pour la grande distribution, 20 % de collectivités et 25 % des vendeurs traditionnels ou des grossistes [NDLR : bouchers, rôtisseurs, etc.] », détaille le responsable.

« En plus d’une amélioration des conditions de travail, nous gagnerons en réactivité commerciale, en marges de manœuvre à l’abattage tout en développant notre capacité logistique »

En parallèle du délaissement du poulet entier, ces dernières années sont marquées par une forte montée en gamme des produits. Blason d’or est pionnier sur ce segment : son poulet fermier a été label

lisé Inscription géographique protégée (IGP) du Périgord en 2015, à l’échelle de la France et, depuis cette année, au niveau européen. Ainsi, si les poulets standards ou certifiés ne se vendent pas plus qu’hier, le poulet fermier et le bio ne cessent de gagner du terrain. Preuve de ce savoir-faire : le premier poulet de la marque haut de gamme de Carrefour, Reflets de France, est un poulet fermier jaune du Périgord, estampillé Blason d’or.

Meilleure capacité logistique

Avec 1 500 références d’un côté, 1 500 clients de l’autre, et des volumes qui augmentent, il n’est pas étonnant que le site de Saint-Laurent-des-Vignes soit un peu à l’étroit. D’où les travaux lancés l’année prochaine, pour 3 millions d’euros. La zone de stockage après le ressuage va être revue (1), tout comme l’aire de conditionnement, et, surtout, toute la partie liée aux expéditions, qui va passer de trois à huit quais. « En plus d’une amélioration des conditions de travail, nous gagnerons en réactivité commerciale, en marges de manœuvre à l’abattage tout en développant notre capacité logistique », prévoit Emmanuel de Taffin.

Ce dernier point est important car la logistique est le second métier de Blason d’or, qui a toujours eu sa propre flotte de camions. Depuis dix ans, la PME développe ce service pour le compte d’autres professionnels.

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