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Boisson. À Erquy, l’avenir de Biogroupe est de plus en plus vert (22)

Boisson. À Erquy, l’avenir de Biogroupe est de plus en plus vert
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Leur boisson phare à base de thé fermenté, le kombucha, les a fait connaître internationalement. La PME de 33 salariés, installée à Erquy (Côtes-d’Armor) connaît une croissance insolente et innove.

Elle est à la troisième place du classement. En février dernier, le quotidien économique Les Échos a hissé la société réginéenne Biogroupe sur le podium des champions de la croissance dans l’agriculture et l’agroalimentaire, en 2018.

Une croissance de 54 %

L’entreprise, dont l’ADN est le kombucha – une boisson à base de thé fermenté aux arômes naturels, légèrement gazeuse – et les desserts végétaux, affiche une croissance annuelle à en faire pâlir certains : presque 54 % !« Nous sommes en bonne santé », lâche, dans un sourire, Laurent Coulloume-Labarthe, cofondateur de Biogroupe avec Simon Ferniot. Les deux entrepreneurs se sont installés à Erquy en 2014.

« On a un peu subi la croissance. On a les inconvénients de nos avantages, philosophe le trentenaire, mais on a le contrôle de notre entreprise. Nous sommes deux actionnaires. On finance notre développement par notre croissance. Il faut la consolider. »

Une extension par an

L’année dernière, le chiffre d’affaires de Biogroupe a atteint 5 millions d’euros. Les salariés sont passés de 27 à 33. Et des recrutements sont planifiés dans les prochains mois. « Pour des postes de direction, on a beaucoup seniorisé avec des profils qui ont quinze à vingt ans d’expérience. »

La moyenne d’âge du personnel tourne « autour de 30 ans ». Il y a à peine trois ans, huit personnes travaillaient au sein de Biogroupe… Une progression qui confirme l’essor des projets. « Chaque année, on réalise une extension. »

La dernière née, l’usine de desserts végétaux, voisine de quelques centaines de mètres du siège, est sortie de terre dans la zone des Jeannettes. Depuis sa mise en service en juin, 25 000 pots sortent des lignes quotidiennement.

Déjà, « l’objectif est de doubler la superficie de l’usine des yaourts en 2019. Nous avons dû créer un deuxième site car il y avait un risque de contamination croisée avec la production de kombucha », explique Laurent Coulloume-Labarthe. Aujourd’hui, la boisson phare de Biogroupe est commercialisée en six parfums et vendue dans 17 pays.

« Toujours dans le végétal »

Deux extensions viennent d’être réalisées. « Nous sommes passés de 1 000 à 2 000 m2 pour l’espace de stockage et de production. » Autre agrandissement : un espace de convivialité pour les salariés. Une cuisine format XXL est à leur disposition. « Fin 2018-début 2019, un cuisinier professionnel préparera les repas le midi avec des produits bios et locaux. »

En avril, un lot de 2 245 m² a été acquis par Biogroupe, au rond-point du Poirier, à Saint-Alban. « On sécurise des terrains au vu de notre forte croissance, dévoile Laurent Coulloume-Labarthe, sans vouloir en dire plus pour l’instant. On restera toujours dans le végétal. » Ce projet sera significatif de création d’emplois.

Le bien-être au travail

Ici, tout est fait pour favoriser le bien-être au travail. Un baby-foot, des trottinettes électriques, une serre, une yourte pour suivre des cours de sport, un terrain de beach-volley avec du sable… « Chaque année, on fait un petit truc pour les salariés. Ils participent de plus en plus. Depuis un an, il y a une adhésion spontanée. »

Le management n’est pas vertical. « On travaille vers la mise en place d’une entreprise libérée. » Depuis septembre, aucun salarié n’a un bureau attitré. Chaque matin, direction le casier où sont rangés les effets personnels et un nouveau bureau. « Il existe deux bureaux fermés et trois salles de réunion », précise Lucie Lebret, responsable administrative et financière.

Cette nouvelle organisation a permis « de démultiplier le réseau et de créer des liens », constate le cofondateur de Biogroupe. Cinq voitures, hybrides ou électriques, sont partagées entre les salariés et choisies « en fonction des besoins, et non du titre ». Tous les voyants sont au vert…

La suite sur : Ouest-France.fr