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Candia. A l’étroit, la laiterie de Campbon (44) a besoin d’espace.

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Depuis sa restructuration, il y a deux ans, l’outil de production a un potentiel de traitement de un million de litres de lait par jour. Hélas, la capacité de stockage ne suit pas.

« C’est une usine à haut potentiel », assure son directeur, Bernard Auffray. La restructuration est à nouveau passée par là, sur le site historique de Campbon, ouvert en 1930. « Il y a deux ans, le groupe Candia a fait le choix de concentrer sa production de lait sur cinq sites existants, contre huit auparavant. »

Cela correspond, en France, à une unité de production aux quatre points cardinaux. Le cinquième site étant consacré à la transformation en laits spécifiques. Au total, Candia produit 1,4 milliard de litres de lait par an. À l’Ouest, l’entreprise concentre sa production de lait UHT (ultra-haute température) à Campbon. Le potentiel annuel de fabrication de la laiterie est passé de 270 à 380 millions de litres par an.

Entreprise à l’étroit

« En terme de collecte, cela représente plus de 700 exploitations laitières d’une cinquantaine de vaches »,précise le directeur. Du lait collecté essentiellement en Loire-Atlantique, Morbihan et Vendée. L’usine possède quatre lignes de production de lait en brique et deux autres pour la mise en bouteilles. L’effectif s’est renforcé avec le développement de la production. L’entreprise emploie 175 salariés en 3 x 8 et entre trente et quarante intérimaires.

« Nous avons développé l’outil de production, en revanche, l’outil de stockage interne n’est plus à la hauteur. » À Campbon, Candia dispose d’un stock de lait conditionné équivalent à une douzaine de jours, soit 15 000 palettes. « C’est insuffisant, assure le directeur. Nous sommes actuellement contraints de trouver des solutions chez des prestataires dans la région. »

L’entreprise à l’étroit fait également face à des problèmes de logistique. Une quarantaine de camions-citernes alimentent, six jours par semaine, la laiterie. Une fois conditionné en palettes, cela représente l’équivalent de trente à cent camions qui ressortent quotidiennement de l’usine. « Nous devons impérativement sécuriser le site et mieux gérer nos accès, comme cela se fait dans toutes les entreprises en agroalimentaire. »

Pour le directeur, cela passe impérativement par la séparation de l’usine Candia et de la coopérative attenante Colarena, chargée de la collecte du lait. Ces entreprises appartenaient, auparavant, au même groupe Eurial. Elles partagent, encore aujourd’hui, les mêmes accès et souhaitent s’agrandir chacune de leur côté.

30 000 bouteilles à l’heure

Particularité de cette laiterie, elle héberge, dans ses murs, l’entreprise Longoplaste, fabriquant mondial d’emballages plastiques. « Notre créneau est de nous intégrer chez le client, note le responsable Vincent Ballé. Cela nous permet d’économiser le transport et de fabriquer à la demande jusqu’à 30 000 bouteilles à l’heure. »

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