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Conditionnement. La société Loeuf veut grandir dans la Manche (50)

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Face à une demande croissante, la plateforme qui conditionne les oeufs de Loué a besoin de place pour répondre aux besoins des consommateurs. L’usine produit 650 millions d’oeufs par an et veut atteindre le milliard.

« On produit ce que les consommateurs veulent aujourd’hui. Du bio, du plein air, du label rouge. Par ailleurs, tous les grands distributeurs ont annoncé leur volonté d’arrêter la commercialisation des oeufs dont les poules sont élevées en cage, relate Bruno Mousset, directeur du centre de conditionnement. Or, cela a toujours été dans nos gènes : avoir des poules élevées en plein air, dans de petites unités. »

L’année dernière, la société Loeuf, filiale commune des Fermiers de Loué et du groupe volailler LDC avait déjà revu une partie de son process de conditionnement en mettant l’accent sur l’automatisation parce qu’elle arrivait à saturation.

Aujourd’hui, face à la conjoncture très favorable et à une demande croissante des grandes et moyennes surfaces, Loeuf réfléchit à un projet d’extension. « L’accélération de la demande, depuis deux ans, offre de belles perspectives de développement qu’il faut saisir », insiste Bruno Mousset.

Modifier le PLU pour pouvoir construire

L’usine produit 650 millions d’oeufs par an et emploie 140 salariés dont 16 CDI créés en 2016. L’objectif est d’atteindre le milliard d’oeufs par an. Pour ce faire, elle a besoin de réaliser une extension de sa capacité de production. La zone d’activités des Hogues répond à ses besoins.

Le projet actuel consisterait à étendre l’emprise au sol de 5 200 m² supplémentaires. Dans un premier temps, pour donner de la place au stockage-emballage. Compte tenu de la capacité limitée du site, il faut impérativement construire en hauteur. L’entreprise a besoin de 14 mètres.

Or, aujourd’hui, dans cette zone d’implantation, le Plan local d’urbanisme (PLU) ne le permet pas. La municipalité a donc entamé une demande de modification simplifiée du PLU pour permettre d’augmenter la hauteur des constructions de 20 %.

Ainsi, la société Loeuf pourrait poursuivre son développement et édifier une nouvelle unité de stockage.
La suite sur: Ouest-France