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Eurocer et ses 23 salariés repris par le Marmandais Lucien Georgelin (47)

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Le tribunal de commerce d’Agen a validé hier matin l’offre de reprise du fabricant de confitures qui veut à la fois diversifier son offre et développer le site villeneuvois.

Un grand cri de joie et, à 650 km de là, une émotion palpable. Le grand cri de joie, c’est celui des salariés d’Eurocer, présents hier matin sur le site de la Boulbène, à Villeneuve, lorsque le délégué syndical et secrétaire du comité d’établissement Imed Menchaoui (CFDT) a annoncé que c’était l’offre de Lucien Georgelin qui avait été retenue par le tribunal de commerce d’Agen. Lucien Georgelin, son frère Patrick Georgelin et sa belle-sœur, Laurence Georgelin, rachètent donc Eurocer et gardent, sur le site de Villeneuve, les 23 salariés actuels du fabricant de céréales bio, sans gluten ou standard pour le petit déjeuner.

Un grand cri de joie car pendant une semaine, les salariés, qui s’étaient prononcés à l’écrasante majorité (19 signatures en faveur de Lucien Georgelin) lors de la consultation organisée par leurs représentants, ont craint que le plan de continuation présenté au dernier moment, jeudi 20, à la barre du tribunal, ne soit choisi : «Ce matin (N.D.L.R. hier), j’ai cru revivre le stress des résultats du bac», confiait Imed Menchaoui. «On n’a pas dormi la veille, et en attendant le jugement du tribunal, on avait peur. C’est un grand soulagement car on croit dans le projet de M.Georgelin, on a confiance en lui».

«Sur de bons rails»

L’émotion palpable à 650 km de là, elle était audible au bout du fil : Lucien Georgelin, en déplacement chez Carrefour pour parler business, produits bio et débouchés pour les producteurs lot-et-garonnais, disait, avec des trémolos dans la voix, sa fierté : «Je suis fier qu’ils m’aient fait confiance et je ne les décevrai pas».Le self-made-man, fils de paysan, paysan lui-même, qui a fait fortune en fabriquant et commercialisant des confitures cuites au chaudron, chez lui à Virazeil, a vu dans Eurocer une opportunité : «Je n’aurais jamais imaginé fabriquer des produits à base de céréales. Mais je suis venu voir l’outil, les gens et j’ai tout de suite vu qu’il y avait quelque chose à faire. On va d’abord redynamiser l’entreprise, la remettre sur les bons rails. Pour nous, c’est une activité complémentaire de notre offre actuelle pour le petit déjeuner et de nouveaux débouchés à la clé».Les 11 salariés licenciés récemment dans le cadre du redressement judiciaire pourraient être prioritaires à l’embauche.

Trois actionnaires familiaux

C’est le 7 août que Lucien Georgelin, Patrick Georgelin, son frère, et Laurence Georgelin, l’épouse de ce dernier, deviendront propriétaires d’Eurocer avec respectivement 75 %, 20 % et 5 % des parts. «Au contraire d’autres offres, nous n’avons pas repris Eurocer pour éliminer un concurrent et démanteler l’entreprise. Nous la reprenons pour la développer et créer de nouveaux emplois». Parmi les pistes évoquées ces dernières semaines, non confirmé hier par l’industriel marmandais, la fabrication de céréales pour le petit déjeuner fourrées à la confiture, ou encore des produits salés, mis en sommeil depuis 2000 chez Eurocer.

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