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La charcuterie Brient investit 3 millions d’euros (35)

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La charcuterie Brient, créée en 1954 par un charcutier traditionnel de Mordelles, fait aujourd’hui partie du groupe Agrial. Pour faire face à son fort développement, elle investit et réorganise ses activités.

A partir du mois d’avril, Brient va rapatrier son activité salades d’Antrain à Mordelles. Une réorganisation qui va avec quelques réaménagements et investissements. La charcuterie Brient, créée en 1954 par un charcutier traditionnel de Mordelles, fait aujourd’hui partie du groupe Agrial (depuis février 2017) et connaît un très fort développement, qu’il faut pouvoir assumer côté production. L’entreprise est passée de 45 M € de chiffre d’affaires en 2010 (date du rachat à la famille Brient par Stéphane Poyac et Olivier Philippe) à 69 M € aujourd’hui. Dotée de deux usines de fabrication de charcuteries à Antrain (10 000 m²) et Mordelles (siège social, 14 000 m²), elle se réorganise.

« Nous avions investi en 2016 pour construire un nouveau bâtiment dédié à la logistique et à la production, sur 4 200 m², explique Stéphane Poyac, directeur général de Brient. Nous avons alors libéré 3 000 m² en rez-de-chaussée sous les bureaux administratifs de l’entreprise. Ils vont désormais accueillir notre activité de fabrication de salades qui est en fort développement, et jusqu’alors basée à Antrain sur 600 m² ». Cette réorganisation va coûter 1,5 M € à Brient, qui sort cette année 3 M € au total pour moderniser ses machines (conditionnement, des fours, des marmites…). L’usine d’Antrain, elle, récupère ainsi 10 % de capacité de production en plus pour façonner ses spécialités : les boudins, produits de tête et rôtis.

Synergies avec Agrial

Brient fabrique en effet un éventail complet de six familles de charcuterie, élaborées à base de porcs (95 %), volailles et œufs : jambons, pâtés… Une petite partie de l’activité (8 %) est par ailleurs dédiée à la production de saucissons à l’ail, petits salés, poitrines, jambonneaux, et autres produits festifs. Depuis cinq ans, Brient s’est adaptée à la demande du consommateur pour proposer également des salades composées (taboulés, piémontaises…).

L’ensemble de ces 12 800 tonnes de produits Brient, qui sortent chaque année des ateliers, sont ensuite vendus en rayons libre-service et coupe de la GMS (70 % de l’activité ou en Boucherie charcuterie traiteur via des grossistes (30 %). « Notre rapprochement avec le groupe Agrial nous permet de voir autrement notre développement, souligne Stéphane Poyac, également DG de la branche Viandes du groupe Agrial. Nous avons désormais un lien fort avec l’approvisionnement, et sommes organisés en filière. Nous continuons à nous fournir exclusivement en porc français et poursuivons notre stratégie de produits de qualités ».

Nouveaux marchés : export et snacking

Elle s’adapte elle aussi aux tendances de consommateurs, fabricant par exemple une gamme de plus en plus large de produits

snacking comme des boudins coupés prêts à poêler, ou des tranches de pâtés prédécoupées. Par ailleurs, le rachat par Agrial et l’intégration de la branche viande du groupe (qui compte aussi Maître Jacques et Tallec) permet à Brient de s’ouvrir à l’international. « La charcuterie finistérienne Tallec (37 M € de CA, 200 salariés), entrée chez Agrial en janvier 2018, exporte 5 % de ses produits (vers l’Allemagne et l’Angleterre notamment). Brient va pouvoir s’appuyer sur son expérience et son réseau pour viser les pays limitrophes de la France dans un premier temps », annonce Stéphane Poyac.