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L’abattoir Abera (groupe Avril) prévoit 15 millions d’investissement et recrute (35)

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A Saint-Brice-en-Coglès (35), l’abattoir de porcs Abera (groupe Avril) recrute. Suite à la création de sa joint-venture AVF (Alliances des Viandes de France) avec l’allemand Tönnies, qui alimente la grande distribution en barquettes prêtes à l’emploi via sa plateforme de Vire (14), le site agroalimentaire breton a besoin de recruter 60 opérateurs de découpe. Un investissement de 15 millions d’euros sur trois ans est également d’actualité.

Un abattoir de porcs qui recrute 60 personnes immédiatement et en pleine crise porcine, alors qu’il compte déjà quelque 327 emplois. La nouvelle, si peu fréquente, mérite d’être soulignée du côté de Saint-Brice-en-Coglès, aux portes de la Bretagne et de la Normandie, entre Rennes et Caen près de Fougères. D’autant plus que ces emplois sont malheureusement difficiles à pourvoir, alors que l’entreprise assure la formation. Et Abera (CA 2015 : 187 M€) paye également bien : « Notre salaire net correspond généralement au niveau du brut, sans compter les primes », détaille Fabrice Chapelle, directeur général de cet abattoir de porcs fondé en 1928, dans le giron du groupe agroalimentaire Avril-Sofiprotéol.

« Besoin massif » de main-d’oeuvre

S’il a actuellement « un besoin massif » de main-d’œuvre, c’est qu’Abera a des débouchés certains. Fin 2015, une joint-venture a été créée avec le géant allemand Tönnies (10.500 salariés, CA : 5,8 Md€) qui abat 17,4 millions de porcs par an quand Abera en revendique 1,1 million. Tönnies s’affiche comme le leader européen de l’UVCI frais et élaboré, ces barquettes de viandes prêtes à l’emploi dans les rayons de la grande distribution. En l’occurrence, son client majeur s’appelle Lidl. Les deux partenaires misent sur une viande française de qualité. Leur société commune s’appelle d’ailleurs AVF, pour Alliance des viandes de France. « Nos stratégies sont complémentaires », indique Fabrice Chapelle. Abera n’a pas subi la crise grâce à son activité d’abattage et découpe, laissant les produits élaborés à son partenaire allemand. « On ne pouvait pas attaquer ce marché de la GMS seul et Tönnies cherchait un partenaire français. »

« Un projet majeur »

Leur alliance, qui faisait sourire des observateurs, est aujourd’hui une réalité économique. Les premières barquettes ont été livrées ce mois-ci et les 560 tonnes par mois doivent être atteintes cet été. C’est un site industriel à Vire (14) qui accueille l’activité d’AVF, pour laquelle six millions d’euros ont été investis. Ils devaient être 26 salariés au démarrage ; ils sont actuellement déjà une cinquantaine et l’activité a des répercussions en amont de la chaîne chez Abera à Saint-Brice-en-Coglès, qui désosse les carcasses et prépare les pièces de viande. Là, la création de 60 emplois est aujourd’hui nécessaire dont 40 sur la découpe-désossage et 20 sur la première transformation. « Nous confirmons nos hypothèses de 2015. C’est un projet majeur pour nous », ajoute Fabrice Chapelle qui annonce un rythme de 17.000 porcs par semaine pour l’ensemble de son usine, mais prévoit de monter à 22.000 voire 26.000 unités.

15 millions d’euros d’investissements en Bretagne

Abera exporte aussi 23 % vers la Chine, la Corée, le Japon et l’Afrique. D’où la nécessité d’agrandir le site industriel breton : un investissement de près de 15 millions est prévu sur 2016-2018, notamment en capacités de stockage supplémentaires (+ 1.000 m²), après un premier budget de 8 millions en 2012 dans l’atelier de congélation.

 Recherche « gens motivés, qui ont envie »

Pas besoin d’être un expert en boucherie pour postuler aux 60 postes à pourvoir immédiatement chez Abera ! « Nous pouvons former une personne en deux mois sur des métiers intermédiaires », indique Delphine Gaumerais, responsable des ressources humaines du site de Saint-Brice-en-Coglès. Former un boucher nécessitera une année complète, mais l’entreprise cherche avant tout « des gens motivés, qui ont envie » ; elle leur apportera la formation et la polyvalence nécessaire. Et la priorité de Fabrice Chapelle, son DG, est de favoriser le bassin d’emploi local.

La suite sur: Le journal des Entreprises