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Rillettes. Bordeau-Chesnel investit dans une usine ultra-moderne (72)

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Pour fabriquer des produits modernes, il faut une usine moderne ! Bordeau-Chesnel quitte son site historique de Champagné, près du Mans, pour s’installer à quelques kilomètres, à Yvré-l’Évêque.

Pour fabriquer des produits modernes, il faut une usine moderne ! L’entreprise quitte son site historique pour s’installer à quelques kilomètres, à Yvré-l’Évêque.Après 47 ans de loyaux services, la vieille usine va fermer ses portes en 2018. « On concrétise un projet qui date de 1990 », rappelle Pierre Hébert, directeur général de LBC (Lhuissier Bordeau Chesnel).Extension ou réhabilitation, LBC a longuement hésité. Mais le site vieillissant est arrivé au bout de ses possibilités. « On était en risque de saturation, ici, indique le directeur général. Nous voulons

35 millions d’euros pour construire et démolir

Un gros investissement pour une usine au top de la sécurité au niveau « personnel et alimentaire », précise le directeur général. Les travaux vont débuter durant la deuxième quinzaine d’avril et durer douze mois. Les 170 salariés du site de fabrication (230 avec les intérimaires) vont migrer à un kilomètre à vol d’oiseau, à Yvré-l’Évêque, dans un nouveau bâtiment de 11 000 m2.« Pendant huit mois, le temps du déménagement, on va avoir une double exploitation. La production se fera sur les deux sites », explique François-Xavier Dupety, directeur de l’usine de Champagné et chef de projet du nouveau site.En 2019-2020, LBC déconstruira et dépolluera l’ancien site (18 000 m2 sur 2 ha, le long de la voie ferrée) avant de mettre le terrain en vente.

Les rillettes, ce n’est plus seulement du porc !

Avec cette usine toute neuve, Bordeau Chesnel entend bien faire de nouveaux produits, pour coller aux envies des consommateurs.La rillette a mauvaise publicité : c’est gras, ça fait grossir. Pas très tendance, aujourd’hui ! Par an, un foyer sur deux en consomme. « On souhaite passer à deux sur trois. Il faut lever le frein du gras. La matière grasse, c’est ce qui fait que la rillette est gourmande. La retirer, c’est prendre un risque. C’est le défi que relève notre service recherche et développement. »

Le poulet bouscule le porc

 Le petit pot rouge aurait-il perdu de son pouvoir de séduction ? Le poulet pourrait-il gagner le match contre le porc ? Faut-il dire adieu aux « vraies » rillettes de cochon ? Pierre Hébert est persuadé que la priorité « est de renouveler l’intérêt sur le tartinable de viande ».Depuis 2004, le produit historique de LBC, même sans graisse ajoutée, se fait charrier par ses copains. Poulet pimenté, façon thaï… Cinq petits nouveaux sont entrés dans la gamme. Et visiblement, ils séduisent le consommateur. « Et d’autres gourmandises dans les mois qui viennent, promet Pierre Hébert. Nous devons être à l’avant-garde, nous vendons en moyenne et grande surfaces un pot sur deux. »Et Bordeau Chesnel peut compter sur ses publicitaires pour l’aider à décoller et réussir ce pari de la modernité.
La suite sur: Ouest-France